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À la découverte de la Cité Plantagenêt…

À la découverte de la Cité Plantagenêt…

Ce n’est pas le froid qui les aurait empêchés de se rendre au Mans ce vendredi 6 décembre 2019, à l’occasion de la Journée des Communautés Éducatives !

Bien emmitouflés, les enfants de maternelle et de primaire sont allés visiter ce bel édifice qu’est la Cathédrale Saint-Julien.



Au programme de la matinée, 6 ateliers de 10 minutes (3 pour les CP et maternels) pour en savoir un peu plus sur ce magnifique monument et un temps de prière avec Père Hubert :

  • le vitrail de l’entrée
  • la sacristie et ses stalles
  • l’orgue de coeur (explications et démonstration)
  • le coeur (sculpture en bois)
  • la construction de la cathédrale (maquette)
  • la crèche de Noël


Après avoir contemplé l’intérieur de l’édifice religieux, les élèves ont pu admiré, adossé à la Cathédrale, un menhir à caractère sacré.

Dressé entre 4000 et 5000 avant notre, le menhir est le plus vieux témoin de histoire mancelle. Compact, il se confond dans les pierres de la cathédrale à laquelle il est accolé. Mais en y regardant de plus près, il est totalement indépendant de l’imposant édifice religieux. Cette pierre levée, de 3,5 mètres, longtemps considérée comme le « nombril » du Mans, a été l’objet de divers cultes faisant de lui le centre de l’univers ou encore un symbole de fertilité. 

Tandis qu’en fin de matinée, les plus petits prenaient le chemin du retour, les plus grands poursuivaient leur journée par un pique-nique et une balade dans le vieux Mans à la découverte des maisons à colombages, des demeures Renaissance… et des mystères de la vieille ville. Au détour des ruelles pavées, dont certaines sont classées aux monuments historiques, les enfants ont en effet appris plein d’anecdotes.

La vieille ville réserve bien des trésors, qui sautent aux yeux à chaque pas, à condition de savoir flâner le nez en l’air…


La « Maison suspendue »
Maison atypique du XVIe siècle souvent représentée par des peintres ou des photographes. Il s’agit en effet d’une simple pièce éclairée par deux fenêtres se faisant face. Elle est l’une des demeures emblématiques de la vieille cité.
Le nounours est un clin d’oeil des propriétaires à la photographie prise par Robert Doisneau (La Maison qui volait, 1962), représentant une fillette jouant avec son ours en peluche devant la maison suspendue.
La « Maison du Pilier rouge » en plein coeur de la vieille ville.
Construite au XVIe siècle, elle est l’archétype des constructions à pans de bois Renaissance. Elle est l’une des dix maisons à pilier cornier encore conservées au Mans dont huit dans la Cité. Elle est célèbre par son histoire et son mythe du bourreau, mais en réalité, elle était celle d’un artisan commerçant de cannes de soûle plutôt que celle d’un bourreauEn effet, sculptées sur ce fameux pilier, on observe des crosses croisées représentant l’ancêtre du criquet et du golf.
Au n° 85 de la Grand’Rue, on trouve la « Maison du Pilier aux clefs » autrefois appelée maison du Pilier-Bleu. La couleur s’est estompée, le motif est resté.
Elle est caractérisée par un pilier cornier où apparaissent des clés sculptées qui évoqueraient l’activité professionnelle exercée par d’anciens occupants.

Quelques pas plus loin, photos souvenir devant l’enceinte gallo-romaine, classée au titre de monument historique depuis 1862.


Vous l’aurez compris, la cité Plantagenêt fourmille de trésors d’histoire et d’architecture.

Les enfants sont repartis la tête pleine d’images et le sourire aux lèvres, contents d’avoir pu percer quelques secrets cachés dans les anciennes ruelles mancelles…

Laure